Comme vous l’aurez constaté, les activités « traditionnelles » de l’UP sont en veilleuse depuis quelque temps. Cela est dû à la fois à un changement d’orientation (donner une priorité aux publics de milieu populaire), à une autre forme de travail réalisé avec ces publics (notamment de la recherche-action, au sein d’un Labocoop) et aux restrictions liées au covid. Dès que possible, nous vous associerons à cette nouvelle dynamique.

Nous avons néanmoins continué à travailler, en visioconférence et en présentiel, avec principalement deux groupes : celui des « allocataires sociaux » issus du CPAS de Saint-Gilles – projet animé par Khalid Chatar (animateur, formateur, chercheur au CFS-ep) et celui des sans-papiers, dans le cadre d’un Bureau d’étude des sans-papiers – projet animé par Serge Bagamboula (animateur, formateur, chercheur au CFS-ep) et Alain Leduc.

Le résultat de nos travaux est accessible en ligne sur le site labocoop.be

Au début du covid, nous avions fait appel à des volontaires et à des dons, notamment pour soutenir les femmes sans-papiers, privées de toute ressource, confinées dans des conditions souvent lamentables, et ayant parfois charge d’enfants. Une demi-douzaine de personnes se sont portées volontaires (mais le suivi a été difficile à organiser pour certaines, et je les prie de nous en excuser).

Quant aux dons, une somme de 1640 € a été récoltée, dont 600 € versés  à un groupe de 20 femmes.

Pendant le confinement, nous avons continué le travail en créant un « Observatoire de la pandémie parmi les sans-papiers », et en éditant une étude en cours depuis plus d’un an sur « La scolarisation des enfants de sans-papiers ». Elle a été réalisée par des sans-papiers eux-mêmes (merci Abel !), avec une aide au traitement des informations par plusieurs bénévoles (merci Mezroure, merci France !). Elle a été coordonnée et éditée par le CFS asbl, et est disponible au format papier sur simple demande.

Nous vous invitons à sa lecture attentive, cette étude révèle des situations effroyables sur le plan humain, et inacceptables sur le plan démocratique et politique.

Par ailleurs, diverses autres enquêtes récentes ont mis en évidence à la fois le coût de la scolarité (en principe gratuite !) pour les parents de milieux défavorisés, la rupture avec l’école depuis le mois de mars (à cause du confinement) et la nécessité de disposer de matériel informatique (notamment pour les cours à distance).

C’est dans ce contexte que nous lançons 3 appels :

À LA RÉGULARISATION DES SANS-PAPIERS, seule manière de répondre à l’ensemble des problèmes structurels qu’ils vivent, en soutenant leurs interpellations politiques depuis 2 ans, notamment actuellement dans la tentative de mettre en place un nouveau gouvernement ;

– À la Ministre de l’éducation, Caroline Désir, qu’une délégation de la Coordination de sans-papiers a rencontrée mi-juillet, une prochaine réunion étant prévue avec elle fin septembre, en vue de prendre des MESURES STRUCTURELLES DANS L’ENSEIGNEMENT ;

– Un nouvel APPEL A VOUS, à des dons de particuliers, pour soutenir une vingtaine d’enfants, ceux de ces mamans qui se sont mobilisées dans le combat des sans-papiers, et qui se sont levées et prennent aujourd’hui la parole en public. L’objectif est de financer leurs frais de scolarité.
Nous vous invitons à verser un don sur le compte BE64 0688 9059 8352 de l’Université populaire de Bruxelles avec la mention « soutien enfants sans-papiers ». Nous ne délivrons (malheureusement) pas
d’attestation fiscale.

Voilà, malgré le covid, malgré des tentatives gouvernementales peu enclines à régulariser, malgré un contexte européen lamentable en matière d’accueil des réfugiés, nous pensons qu’il faut très modestement à notre échelle, continuer à analyser ces contextes nouveaux et contribuer à soutenir ces classes sociales les plus vulnérable.

Vous souhaitant bonne lecture de notre étude sur la scolarisation, comptant sur votre soutien aussi modeste soit-il, et espérant pour revoir dans les mois à venir.